OXFORD

Comme vous l’avez surement remarqué, j’aime bien partir en excursion pour une journée, histoire de découvrir un peu ce qui m’entoure ici en Angleterre. Je me suis rendue compte que j’étais vraiment pas loin d’Oxford et qu’un bus passe dans ma ville et va tout droit à Oxford, je pouvais pas rêver meilleure occasion. Je suis donc partie il y a 3 semaines, mes baskets aux pieds, mon sac sur le dos et mon appareil photo autour du cou, découvrir la célèbre ville universitaire anglaise.

Arrivée sur place j’ai décidé de faire le tour des universités que j’avais repérées, celles qui avaient l’air les plus belles (on peut pas toutes les voir, il y en a vraiment beaucoup). L’entrée est souvent payante et j’ai dû faire un choix parmi celles que j’aurais voulu visiter. J’ai opté pour le fameux Christ Church College, dont le hall ou les étudiants mangent a inspiré J.K Rowling pour la grande salle dans Harry Potter, et effectivement on ressent bien l’ambiance en entrant dans le hall. Tout le reste de l’université fait très Harry Potterresque et ça m’a donné envie de revoir tous les films alors que je suis pas la fan numéro un de la saga. Le Christ Church College se compose de nombreux bâtiments et ils sont tous très beaux, l’architecture à Oxford est très différente de là où j’habite et j’ai beaucoup apprécié.












En marchant pour rejoindre les différentes universités j’ai pu voir un peu la ville, ses petites rues mignonnes et quelques bâtiments super stylés comme le Bridge of Sights (le pont des soupirs), exactement le même qu’à Venise, mais en Angleterre, l’impressionnante Radcliffe Camera, la bibliothèque Bodléienne (dans laquelle j’aurais bien voulu entrer mais le prix des visites était indécent pour mon budget d’étudiante).








Concernant les universités j’ai vu : le Hertford College (mais sans savoir que c’était une université), le New College, ces deux la entourent le Bridge of Sights, et j’avoue que je n’y ai pas plus prêté attention vu que j’étais focalisée sur le pont. J’ai aussi vu le University College, le All Souls College, le Lincoln College, le Trinity College et la University Church of St Mary the Virgin (qui est sur la rue principale et est ultra ultra belle et impressionnante).




Au détour d’une rue je me suis retrouvée dans la Holywell Street, une petite rue en arrière de la folie touristique de la ville, une rue toute calme avec des maisons de couleurs et un charme fou. Puis il a commencé à pleuvoir des cordes et j ;avais fini tout mon planning, alors je suis allée au musée. Et thank god pour les musées nationaux anglais qui sont gratuits pour tous. J’ai passé une bonne heure au Ashmolean Museum, il y a de nombreuses collections, mais j’ai principalement été voir les peintures car c’est ce qui m’intéresse le plus. Les collections sont sympa mais le musée en lui-même est vraiment très beau, je vous conseille vivement d’y faire un tour si vous êtes de passage à Oxford.





Vous, c’est à peu près tout pour cette journée à Oxford, j’ai vraiment adoré et je ne regrette pas d’y avoir été, j’y retournerai bien une prochaine fois d’ailleurs, et j’ai bien envie d’aller voir Cambridge, qui doit être un peu dans le même esprit.

Retrouvez la vidéo de ma journée à Oxford : ici

Louisa 

S'évader à Brighton pour une journée

Mi-septembre je suis allée passer une journée à Brighton. Brighton c’est une petite station balnéaire bien connue de la côte sud de l’Angleterre. Elle est facilement accessible depuis Londres et c’était donc l’occasion pour moi d’y aller pour une petite escapade. Le tout est faisable en une journée, c’est une petite ville et même s’il y a des choses à voir, une journée c’est assez suffisant pour faire l’aller-retour depuis Londres et découvrir cette petite ville côtière sans trop se presser. 

A Brighton, il y a 3 trucs qu’il ne faut pas louper (selon moi) : la mer (mais on la loupe difficilement) et le Brighton Pier, le pavillon royal et les Lanes. C’est comme ça que j’avais organisé ma visite personnellement et j’ai constaté que c’est comme ça que les touristes de passage à Brighton s’organisaient aussi.

La mer, et le Brighton Pier
Personnellement je ne suis pas arrivée à la gare de Brighton, mais à celle de Hove (car les billets Londres-Hove étaient moins chers que les Londres-Brighton) mais Hove c’est la ville juste à côté (genre a même pas 50 minutes de marche), il est facile de rejoindre Brighton en marchant le long de la mer, alors c’est ce que j’ai fait c’était très agréable et j’étais comme une gamine qui découvre la mer. Le truc cool c’est que du coup je suis passée devant les célèbres cabanes de plage colorées qui sont plus du cote Hove et qu’on loupe si on arrive à Brighton et reste à Brighton. Apres une petite heure de marche (car je marchais a deux a l’heure et m’arrêtais toutes les deux minutes pour prendre une photo ou filmer) j’ai finalement atteint Brighton et son fameux pont qui héberge des casinos et divers manèges, je ne me suis pas attardée à l’intérieur j’ai préféré observer depuis la plage.

Les vrais touristes approuveront, rien de mieux à Brighton que de manger un petit fish and chips sur la plage. Faites pas comme moi, essayez de voir celui qui vous donne le plus envie car moi j’ai pris quasiment le premier venu (j’avais faim ok ??) et j’ai été déçue il était très gras, pas très bon et il y avait plein d’arrêtes dans le poisson. Bon après ça vous pouvez rester chiller sur la plage, après tout vous êtes venus prendre l’air. Je suis restée une petite heure (en plein vent) a observer les vagues et les mouettes, assise sur les galets, c’était cool.










Le pavillon royal
Alors lui, vous n’avez pas le droit de le louper. C’est une petite merveille d’architecture, posée là sur une ville côtière anglaise, alors qu’elle fait penser à un palais indien, surprenant mais pas moins captivant. On peut entrer dans le parc qui l’entoure, faire le tour du bâtiment et se balader dans les jardin (croiser un petit écureuil qui se laisse domestiquer, si on est chanceux) et on peut aussi entrer dans le pavillon pour le visiter.









The Lanes
Les Lanes c’est un dédale de petites rues au cœur de Brighton, il y a des petits fanions partout, des jolies boutiques, des portes colorées et des fleurs, des petits cafés mignons. L’ambiance est bonne et on peut marcher dans les –toutes- petites rues en croisant des locaux comme des touristes. Enfin bref c’est une promenade très agréable et une belle façon de finir la journée en prenant un café ou un chocolat chaud sur la terrasse d’un café très mignon. 







Retrouvez ma journée à Brighton en vidéo ici 

Louisa

6 séries ultra feel good


Si vous suivez ce blog depuis un petit bout de temps, vous devez savoir que j’adore les séries. Je passe littéralement ma vie à en regarder et je suis toujours en train d’en commencer une nouvelle. J’ai arrêté de compter mais l’année dernière en publiant le premier article série sur mon blog je regardais ou j’avais regardé en tout 53 séries, et je peux vous dire que le nombre a bien augmenté depuis. J’aime bien les séries qui restent assez terre à terre, la science-fiction et tout c’est pas trop pour moi, et ce que j’adore en ce moment c’est les séries feel good, cocoon, celles qui te font te sentir bien et que tu regardes au chaud sous ton plaid avec un bon petit thé. Alors je vais vous parler de mes séries feel good favorites.


New girl : Je vais pas le dire à chaque fois mais clairement c’est une des meilleures séries feel good que je regarde. C’est drôle, on s’attache aux personnages qui sont tous plus hilarants, bizarres et adorables les uns que les autres. Ils forment une bonne troupe de copains qui nous font vivre leur quotidien et leurs aventures saugrenues : un petit combo parfait.
Mon avis : ★★★★☆
Résumé : Depuis qu'elle a découvert l'infidélité de son petit ami, Jess, une jeune femme naïve et maladroite, partage un appartement avec trois garçons : Schmidt, Nick et Winston. Cette cohabitation change leur quotidien à tous. Entre leurs déboires sentimentaux respectifs, la petite bande cherche sa place dans le monde.

The Mindy Project : Des personnages décalés pour une série décalée mais toujours autant feel good et appréciable, c’est la recette de the Mindy Project. J’avoue que j’ai binge watché les quatre premières saisons en très peu de temps et j’attends vite la suite pour occuper mes froides soirées d’hiver.
Mon avis : ★★★★☆
Résumé : Mindy Lahiri, une femme médecin trentenaire, gaffeuse, impatiente et désespérément romantique, estime que le moment est venu pour elle de prendre de bonnes résolutions afin que la chance puisse enfin lui sourire en amour et dans tous les autres domaines. Elle a l'intention d'être plus ponctuelle et moins dépensière, de lire plus de livres et de perdre du poids ! En devenant parfaite, elle espère tout naturellement rencontrer enfin son homme parfait. 


2 broke girls : Encore une fois c’est une série avec des personnages un peu décalés et avec un humour décapant, des remarques sur la société actuelle très justes. C’est ultra rafraichissant, pas prise de tête, agréable et très drôle. Le format est le même que pour les autres séries : 20 minutes et je dois dire que c’est cool les petites séries de 20 minutes.
Mon avis : ★★★★☆
Résumé : Max est une serveuse un peu désabusée qui n'a jamais eu beaucoup d'argent mais assez de malice pour s'en sortir dans la vie. Caroline est une fille à papa d'apparence superficielle, qui se retrouve du jour au lendemain sans un sou mais qui reste optimiste. Ce drôle de duo va alors devoir travailler ensemble et partager un appartement pour le meilleur et pour le pire, en attendant de réaliser leurs rêves.

Fresh off the boat : Cette série est pas très connue mais elle devrait l’être bien plus, déjà parce que c’est drôle et feel good et puis parce que les sujets abordés dans une décontraction sans pareille sont quand même assez intéressants et peuvent faire un peu réfléchir. Enfin bon : moi je suis convaincue, j’espère que vous le serez aussi.
Mon avis : ★★★★☆
Résumé : Le quotidien d'une famille chinoise issue de la première génération d'immigrants Taïwanais aux Etats-Unis dans les années 90, lorsqu'ils quittent le Chinatown de Washington D.C. pour Orlando en Floride. Tandis qu'Eddie, un ado dopé au hip-hop et à la culture américaine, tente de trouver sa place dans son collège où il est le seul asiatique, son père a bien du mal à attirer des clients dans son restaurant et sa mère à s'habituer à ses nouvelles voisines.


HIMYM : J’ai 10 ans de retard mais j’ai commencé how I met your mother il y a 3 semaines et j’ai dévoré les saisons les unes apres les autres, je suis absolument fan c’est une des séries les plus feel good du monde, en plus je l’ai commencée à un moment où j’avais vraiment besoin d’une série cocoon donc c’était absolument parfait. Tout le monde connait mais bon je me dois de la mettre dans cet article   
Mon avis : ★★★★★
Résumé : Ted se remémore ses jeunes années, lorsqu'il était encore célibataire. Il raconte à ses enfants avec nostalgie ses moments d'égarements et de troubles, ses rencontres et ses recherches effrénées du Grand Amour et les facéties de sa bande d'amis jusqu’au moment où il va rencontrer la mère de ses enfants.

Young & Hungry : Cette série fait très série pour ados de type disney channel (avec des acteurs de disney d’ailleurs) mais n’en est pas moins super cool. En gros c’est une petite série qui se laisse regarder, on s’attache aux personnages et l’histoire est assez prenante, donc c’est sympathique.   
Mon avis : ★★★★☆
Résumé : Un riche et jeune entrepreneur de San Francisco, Josh Kaminski, engage une chef culinaire, Gabi Diamond, afin qu'elle devienne sa chef personnelle. Prête à tout pour garder son emploi, Gabi doit montrer ses compétences à Josh ainsi qu'à son bras-droit, Elliot Park. Gabi est entourée de sa meilleure-amie Sofia Rodriguez mais aussi par Yolanda, l'intendante de Josh.


Bon visionnage,
Louisa

Les stages ou ma plaie étudiante

C’est bien connu, dans de nombreux cursus, le stage est une étape obligatoire pour les étudiants. Chez moi ça commence dès la première année et puis ça s’arrête plus pendant 5 ans. Ah c’est bien les stages, ça fait un peu bien sur ton CV puis tu peux te persuader que ça aidera ton intégration professionnelle, que tu trouveras un taff plus facilement que si t’en avais pas fait. C’est bien, tu commences à avoir une expérience professionnelle avant d’avoir fini tes études (mais tu le sais que ça suffit jamais aux yeux d’une entreprise même si t’es content d’avoir un expérience professionnelle). Oui c’est bien les stages, mais pour moi c’est quand même une vraie plaie.

On m’a plusieurs fois posé des questions par rapport aux stages et j’ai eu envie d’en parler un peu plus longuement ici parce que certains peuvent être intéressés même si je vais encore une fois sûrement déballer des vérités générales que les gens qui ont déjà fait des stages connaissent probablement. Ma spécialité pour l’instant ce sont les stages à l’étranger, puisque je suis obligée de faire tous mes stages de licence à l’étranger. Mais j’imagine que la galère doit être la même quand on cherche/est en stage en France.



1ère étape, chercher un stage : la galère
Je pense pouvoir dire avec assurance que chercher le stage c’est la plus grosse et la première galère qui se pose sur ton chemin quand tu décides de faire un stage. C’est bien beau de vouloir/devoir faire un stage, le plus dur c’est d’en trouver un. Car la compétition est rude et beaucoup beaucoup d’étudiants cherchent des stages et souvent à la même période d’ailleurs .. comme c’est pratique. Alors le truc c’est de commencer à chercher tôt, mais pas non plus trop tôt car si c’est trop tôt l’entreprise va même pas essayer de voir si tu pourrais être bien pour le poste. En général pour un stage à commencer entre mai et août je commence à chercher entre décembre et janvier. J’ai envie de dire que ça sert pas à grand-chose de chercher avant parce que c’est vraiment tôt et votre CV et lettre de motivation risquent de ne pas se retrouver en haut de la pile pour autant. Mais bon, si ça vous rassure vous pouvez toujours le faire, après tout je ne suis pas la voix de la sagesse.

J’ai remarqué que souvent au début de la recherche on a de grands espoirs, des objectifs de ouf, une entreprise de malade en ligne de mire, l’envie d’aller dans un pays super stylé, puis au fur et à mesure des mois on est obligés de devenir un peu moins exigeants, puis plus du tout exigeant et juste accepter ce qu’on nous donne, ou simplement arrêter de se faire des illusions – parce que oui, désolée, c’était des illusions -. Prenez mon exemple : En septembre 2015 je rêvais déjà à mon stage de 5 mois d’août 2016 à janvier 2017. Je voulais le faire dans une agence de com ou dans le département marketing d’une entreprise un peu stylée. Dans un pays pas mal, un peu lointain, là où il ferait beau pendant 6 mois, genre l’Australie, les Etat Unis et plus particulièrement la Floride. Regardez-moi actuellement en banlieue londonienne, à faire des tâches un peu typique de stagiaire (mais aussi un peu de com, de marketing et de traduction aussi et je touche à différents projets alors je suis pas si mal tombée) dans une entreprise pour laquelle j’ai été pistonnée et dont je ne connais fichtre rien à l’activité principale. Et c’est pas faute d’avoir envoyé des dizaines et des dizaines de candidatures aux quatre coins du monde et de l’Europe, je voulais trouver mon stage toute seule mais après plusieurs mois de galère j’ai fini par accepter une proposition plus qu’honnête et qui pouvait être intéressante aussi.

J’espère vraiment qu’un jour mon seul CV réussira à me faire trouver un stage génial, et j’espère d’ailleurs que ceci arrivera en 2017 pour mon stage de fin de L3. Mais pour l’instant ça n’est encore jamais arrivé. Mon premier stage je l’avais trouvé par le biais de mon école qui nous fournit d’une année sur l’autre les listes de stages effectués par les étudiants de l’année précédente et les contacts direct avec les entreprises. C’est toujours plus facile car ces entreprises sont vachement plus susceptible de nous prendre en stage étant donné qu’elles ont déjà pris d’autres stagiaires et qu’ils étaient de notre école. Il nous suffit donc juste de glisser un « quelqu’un de mon école a fait un stage chez vous l’année dernière c’est comme ça que j’ai eu votre contact » et le tour est presque joué. C’est bien pratique mais on a pas toujours le stage qu’on voulait avoir dans nos rêves et puis c’est toujours un peu bof de passer après quelqu’un je trouve. Et puis j’ai très envie d’avoir la satisfaction de trouver un stage cool toute seule.

En gros, mes conseils :
-       Ne pas chercher trop tôt son stage
-       Ne pas chercher trop tard son stage / trouver le juste milieu
-       Envoyer des dizaines de CV, il faut ratisser large quitte à en envoyer par la poste et par mail
-       Relancer les entreprises qui ne répondent pas et qui vous intéressent vraiment
-       Utiliser ses contacts et ses connaissances (même si parfois on aime pas être pistonné – moi la première – ça peut sauver)
-       Etre prêt à faire des sacrifices, ne pas être TROP exigeant ou TROP regardant (mais l’être un peu quand même faut pas non plus se retrouver esclave d’une entreprise hein gardez des exigences fondamentales)

2ème étape, le stage en lui-même : la galère aussi (parfois)
Bon une fois que t’as trouvé un stage, la partie la plus chiante est passée, mais reste encore des galères, sinon ça serait trop beau. Personnellement j’ai jamais eu de galères comme je vais vous présenter dans cette partie, mais ce sont des choses qui peuvent arriver donc ça peut toujours être utile afin de savoir comment agir dans ces cas-là. Le truc de base qu’on connait tous et dont on se plaint tous c’est le salaire évidemment. En France la législation est assez claire, mais comme j’ai pu le remarquer c’est pas le cas partout en Europe. Pour mon premier stage en Allemagne je ne devais pas recevoir de salaire, aucune compensation, c’était écrit sur ma convention. Ça ne pose aucun problème, pourtant j’ai fait un peu plus de deux mois de stage. Cependant ils ont décidé de me donner une légère compensation à la fin de mon stage car j’avais bien travaillé. 400€ pour deux mois à travailler 40 heures par semaine, la belle affaire, mais soit car pour certains c’est bien pire. Quand c’est pour deux mois passe encore, mais j’ai une copine en stage actuellement en Espagne pour 5 mois, elle n’a pas de salaire, et ses patrons ne respectent même pas ses horaires, elle reste facilement 2-3 heures de plus chaque jour, reçoit des messages de sa boss en pleine nuit, des notes vocales inopinées, se fait hurler dessus. Sympa l’ambiance hein. Et quand en plus tu sais que l’entreprise « embauche » une dizaine de stagiaires dans ses conditions-là, ça laisse à réfléchir.

Certaines personnes de ma promo en stage en Espagne se sont littéralement fait exploiter, à bosser plus de 40h par semaine en faisant des horaires improbables, sans être payé. Certains employeurs promettaient un logement en compensation et les étudiants se retrouvaient dans un taudis (vraiment) à 2h de leur lieu de stage. Heureusement quand on a un contrat tripartite (signé par soi-même, l’employeur et l’école/la fac) on a des recours pour se sortir assez facilement de cette situation et juste annuler le stage à tout moment. Mais ça montre bien comme le stage peut être une vraie galère et comme les employeurs peuvent n’y voir que leur intérêt. Alors je vous rassure c’est pas toujours comme ça heureusement, actuellement je suis dans un stage très réglo, intéressant, j’ai des horaires fixes, un salaire correct, je suis traitée comme une employée normale et pas juste comme une stagiaire sous merde. On ne me laisse pas dans un coin, j’apprends des choses, je fais des choses, je ne sers pas de café. – non je dis tout ça parce que j’ai réalisé que le ton de cet article était un peu alarmant –

En gros, mes conseils :
-       Ne pas se laisser faire
-       Toujours signer un contrat/une convention et veiller à ce que vous comme votre employeur le/la respecte bien
-       Demander de l’aide si tout va mal 
-       Demandez des bourses (facilement accessibles) si vous n’êtes pas payé – et même si vous êtes payé d’ailleurs parce que parfois le salaire est pas suffisant pour vivre – tip : c'est souvent pas connu de tous mais l'organisme erasmus+ propose des bourses de stages très intéressantes quand on effectue un stage en Europe de 3 mois minimum, la seule condition pour en bénéficier c'est de la demander
-       Fuyez avant d’accepter un stage qui vous parait suspect pour une raison ou une autre
-       Montrez votre intérêt et votre envie d’apprendre pour ne pas rester cantonné aux taches de stagiaires

    (Bien entendu je dis tout ça mais je sais que ce n’est pas facile d’aller dire à son manager « eh je vais pas travailler deux heures de plus parce que c’est pas écrit sur mon contrat » quand on est un petit stagiaire, mais faites de votre mieux pour essayer de vous sortir d’une situation pas idéale pour vous)


3ème étape, le rapport de stage : la galère 
Bon je me veux drôle mais vous allez plus rire a force que je dise galère partout. Bon en soit parfois il y a rien de galère dans les stages. Mais fallait bien donner un ton à mon article non. Non en vrai le rapport de stage ça peut vraiment être une galère, si on le repousse trop, si on le fait à la dernière minute, si on se souvient plus trop exactement en quoi a consisté le stage ou les petites taches qu’on a faites, si on a pas pris des notes sur l’entreprises, si on a pas posé les questions qu’on aurait dû poser. Enfin bref je pense qu’un rapport de stage ça s’anticipe. Souvent on a un peu une trame pour le rapport donc il est assez facile d’anticiper et de commencer à réfléchir au rapport de stage pendant le stage, faut juste s’y mettre quoi.

En gros, mes conseils :
-       Essayer d’anticiper pour pas se retrouver au pied du mur
-       Prendre des notes, des photos, poser des questions pendant le stage
-       Soigner la présentation, c’est parfois aussi important que le fond (vous êtes plus en CP vous devez vous en douter)



J'ai la sensation d'avoir fait le tour du sujet stage, en tout cas j'ai bien vidé mon sac. Je me répète encore une fois : oui j'ai abusé sur le mot galère, je l'admets, tous mes stages ce sont toujours bien passés jusqu’à présent mais c'est facile de tomber sur un stage pourri, alors c'est bien d'être en garde.
En tout cas j'espère avoir couvert un peu le sujet, si vous avez des questions plus précises n'hésitez pas, je serai ravie d'y répondre.

Louisa 

Czarny Protest

Czarny Protest c’est le mouvement lancé par les femmes polonaises il y a quelques jours suite à l'adoption d'un projet de loi visant à interdire l’avortement en Pologne en première lecture par 267 voix contre 154. Alors j’ai un peu ressenti le besoin de venir étaler mes convictions ici et de changer de ton après mes derniers articles. Le droit à l’avortement c’est un droit assez récent, en France, mais un peu partout ailleurs. Sans oublier qu’à certains endroits dans le monde ce n’est toujours pas un droit du tout. En Pologne les femmes avaient le droit à l’avortement encore récemment. Cela montre bien que nos droits ne sont jamais acquis et que nous devons lutter pour nos droits fondamentaux environ…. tout le temps, tous les jours, toute la vie.

Le projet de loi en Pologne prévoit « jusqu’à cinq ans de prison pour les femmes et toutes personnes les ayant aidées à avorter ». Sachant que la loi actuelle est déjà très limitée et l’IVG est autorisée qu’en cas de danger pour la vie ou la santé de la mère. La loi a été votée par 80% d’hommes (j’ai envie de dire CQFD).

On va donner des chiffres parce que les chiffres c’est impressionnant : au moins 47 000 femmes meurent chaque année dans le monde des suites d’un avortement clandestin. Toutes les 9 minutes une femme meurt d’un avortement clandestin. Le truc qui est crucial à comprendre, c’est qu’interdire l’IVG, la rendre illégale ne va pas empêcher les femmes d’avorter, ça va juste les pousser à avoir recours à l’avortement clandestin. Cet avortement clandestin peut conduire à la mort, car faut pas se le cacher, les méthodes sont rustiques, et si elles ne tuent pas la femme, elles peuvent la mener à des complications médicales à vie, et ne rendent pas plus facile l’avortement.

Aujourd’hui les femmes demandent juste de pouvoir choisir ce qu’elles veulent faire de leur corps, quand elles veulent avoir un enfant. Elles veulent pouvoir choisir sans se retrouver en prison parce qu’elles avortent et choisir de ne pas mourir.

L’interdiction de l’IVG ce n’est pas que dans des pays lointains, c’est aussi en Europe, en Pologne aujourd’hui mais peut-être en France demain. En Irlande ou les femmes ne peuvent avorter qu’en cas de danger pour la vie de la mère (mais pas en cas de viol). A Malte et à Chypre où les femmes ne peuvent quasiment pas avorter non plus. Alors aujourd’hui en ce 3 octobre 2016 les Polonaises sont en grève pour défendre le droit à l’IVG et pour défendre leurs droits fondamentaux. On ne peut pas considérer le droit à l’IVG comme acquis même en France alors aujourd’hui est un jour de soutien aux polonaises. Même si c’est pas grand-chose individuellement, nos petites voix toutes ensemble, pourront peut-être un jour se faire entendre. N’hésitez pas à changer vos photos de profil sur les réseaux sociaux avec les photos suivantes en y ajoutant le #CzarnyProtest et le message suivant : « Je suis solidaire des femmes polonaises qui font grève pour défendre le droit à l’IVG, et vous ? »


      

      



My body, my decision.

« Pro-life, that’s a lie. You don’t care when women die »